Comment un organisateur de festival choisit les artistes qu’il programme

Lorsque tu as un spectacle, contacter des programmateurs est très souvent très frustrant. Beaucoup ne te répondent pas, voire même certains programment des artistes que tu considères « pas aussi bon que toi »

L’image du programmateur est très souvent vue de manière un peu dure par les artistes…et pourtant, une partie d’entre eux, une grande, a la passion de leur métier.

Le hic, c’est que très souvent il y a des dimensions que tu ne soupçonnes pas qui sont prises en compte par les programmateurs.  

Au début de ma carrière, je pensais qu’il fallait être « le meilleur » ou en tous les cas qu’il suffisait d’avoir d’excellents résultats avec le public pour tourner. Puis je me suis rendu compte, qu’à part de rares exceptions, ce n’est qu’une partie du schmilblick pour vivre de ton art, voire ce n’est même pas la partie la plus importante. Si tu veux vivre de ton art, tu dois prendre en compte d’autres dimensions que celles « artistiques » (qui très souvent est selon ton point de vue).

Lors de mon passage au Festival du Rire de Cavaillon, j’ai profité de la gentillesse et générosité de son programmateur Laurent Legras pour filmer une conversation très riche en informations.

Mon but, avec la complicité de Laurent, est de te révéler ces dimensions à prendre en compte afin que tu aies une meilleure perception de la réalité du métier pour pouvoir vraiment vivre de ton art

Honnêtement, j’aurais aimé avoir cette information au début de ma carrière.

Fais-moi savoir ta réaction.

« Gagner du temps » pour les créatifs

Gagner du temps

La vie d’un créatif varie fréquemment entre deux situations opposées : soit il se retrouve avec la sensation de n’avoir rien à faire, soit il se retrouve avec la sensation d’être débordé de projets.

Cette « injuste » distribution des activités pose certains défis au professionnel. Rares sont ceux et celles à trouver un équilibre entre ces deux situations.

Le temps semble paradoxal pour un artiste : moins il « fait », moins il dispose de temps. Plus il « fait », plus il dispose de temps. Réalité qu’il ne s’explique pas lui-même.

La sensation de ne rien avoir à faire peut se résoudre en s’établissant des objectifs et en y mettant la discipline pour les réaliser, mais comment faire pour gagner du temps lorsque nous nous sentons débordés de projets ?

Le créatif déborde très souvent d’idées et de projets que tout devient confus. Tout paraît prioritaire. Au bout du compte, l’artiste se perd et arrive à réaliser peu de choses.

Le temps est le même pour tous. Pourtant comment se fait-il que certains arrivent à faire plus que d’autres. C’est une question d’organisation. Et cette notion de devoir s’organiser pour un créatif est en général très gênante.

Bien qu’il existe plusieurs manières de catégoriser les différentes tâches que tu puisses accomplir, en voici une simple et redoutablement efficace :

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« Être comédien à Paris : les sombres coulisses des petits théâtres parisiens » – 6 éclaircissements

 

 

theatre_comique_parisAide-moi à comprendre la situation à Paris décrite dans l’article “Être comédien à Paris: les sombres coulisses des petits théâtres parisiens:

les artistes payent des salles non-subventionnées pour se produire, la proportion payée est telle qu’ils ne peuvent pas en vivre, voire même qu’ils s’endettent, juste?

Je comprends les frustrations de jouer et de ne pas pouvoir payer ni son sandwich, ni son ticket de métro. Je connais la situation parceque j’y ai été confronté, et que je n’en suis toujours pas à l’abri.

De plus, ayant lu les commentaires sous l’article , je suis conscient du sens du poil à caresser pour complaire à bon nombre d’artistes…pourtant, je ne le ferai pas car il y a beaucoup, je crois, de méconceptions sur le métier.

Même s’il est vrai que la situation d’artiste n’est pas facile, je crois qu’il vaut mieux clarifier la situation plutôt que de continuer à alimenter des illusions contre lesquelles beaucoup d’artistes se cassent les dents.

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